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Le Zoom de Yasmine ACHOUR

Pharmacienne D. - Rédactrice Santé & Innovation

Fibromes utérins : une maladie fréquente, sous‑diagnostiquée, qui pèse sur la vie de millions de femmes

Règles hémorragiques, douleurs pelviennes, fatigue qui s’installe et projets de maternité suspendus : pour des millions de femmes, les fibromes utérins ne sont pas une simple curiosité gynécologique, mais une pathologie fréquente qui impacte durablement la vie quotidienne. Longtemps considérés comme « normaux » ou « bénins », ces myomes restent pourtant sous-diagnostiqués, avec en moyenne près de deux ans d’errance avant un diagnostic clair, alors qu’ils représentent l’une des premières causes d’hystérectomie. Entre symptômes invisibilisés, inégalités d’accès aux soins et émergence de nouveaux leviers thérapeutiques et d’outils numériques, une autre manière de penser les fibromes est en train de s’imposer.​

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Le Zoom du Pr Jean-Jacques TEMPRADO

Aix-Marseille Université - Institut des Sciences du Mouvement

Directeur de la Chaire Active Aging

 Les « Exergames » peuvent-ils donner une seconde jeunesse aux seniors ? 

 La diffusion des exergames dans l’écosystème de la silver économie n’en est encore qu’à ses débuts (...) pourtant leur potentiel pour stimuler la cognition et soutenir l’autonomie, le bien-être et la qualité de vie des seniors est prometteur, à condition que ces technologies soient perçues comme utiles, plaisantes et faciles à utiliser (...) La compréhension fine des besoins des seniors et la validation scientifique des exergames sont essentielles pour le développement de solutions efficaces par les entreprises du secteur...

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Le Zoom d'Evelyne KRATZ et du Pr. Maurice HAYOT

 IA et Data en santé : Des avancées à l’échelle européenne et internationale


L'IA en santé promet de grandes opportunités pour les soins de santé, les résultats pour les patients ainsi que pour la recherche. Les avancées qu'elle pourrait engendrer implique une gestion adéquate des données et des risques associés par l'utilisation de cette technologie.

Des initiatives notables sont visibles en France, au sein de l'Union Européenne où des efforts sont déployés pour encourager l'innovation. Les approches d'autres pays comme les Etats-Unis, la Chine ou encore le Canada pourraient renforcer l’écosystème français et améliorer l’intégration de l’IA dans notre système de santé. La collaboration internationale reste essentielle pour maximiser les potentiels de l’IA à l’échelle mondiale.

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ZOOM sur le livre ...

UN AUTRE SOIN EST POSSIBLE !


Des regards croisés et une réflexion inspirante de Laure Jouatel (gériatre), Kevin Charras (psychologue) et Bertrand Hagenmüller (sociologue) : les trois auteurs de ce livre, accompagnés par Marie Algrain pour la coordination et la création graphique.

Des propositions fondées sur des échanges avec les patients, avec les soignants, et l’observation d’une aventure humaine relatée dans le film documentaire « Les Esprits libres ».

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Le Zoom de Yasmine ACHOUR

DÉPHASÉE : UNE MINI-SÉRIE ÉVÈNEMENT POUR BRISER LE TABOU DU SOPK (Syndrôme des Ovaires Polykystiques)


SOVA FRAPPE FORT !

À l’occasion de la Journée mondiale du SOPK,  le 1er septembre 2025, Sova  a dévoilé une mini-série innovante pour sensibiliser sur ce syndrome mal connu qui touche 1 femme sur 10 : une plongée pleine d’émotion, de pédagogie et d’engagement.


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ZOOM sur une initiative qui met les patients à l'honneur !

LES TROPHÉES DE LA SILVER NIGHT RÉALISÉS PAR DES PERSONNES ATTEINTES DE LA MALADIE D'ALZHEIMER

DONNER DU SENS !

Jérôme PIGNIEZ, fondateur du Festival du Bien-Vieillir et de la Silver Économie, a imaginé la remise des trophées de la Silver Night, plus humaine et personnalisée, en proposant à l’association France Alzheimer 06 à travers son accueil de jour , la Joïa, de confier la réalisation des trophées aux patients, lors d’ateliers créatifs.

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ZOOM SUR LE COLLOQUE NATIONAL SPS 


L’Association SPS - Soins aux Professionnels de la Santé agit concrètement pour la santé et le bien-être de tous les soignants, en priorité par des dispositifs de soutien, mais aussi en éveillant les consciences. 


Leur colloque annuel, tenu le 28 août 2025 au Ministère de la Santé, a lancé une dynamique forte autour d’un enjeu majeur : "La santé des soignants : grande cause nationale 2026 ?"

C’est le début d’un mouvement collectif : #soignantsgrandecause2026

Parce que préserver la santé des Soignants, c’est améliorer la Vie de Tous !

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Zoom sur InnovHer

La santé des femmes a longtemps était négligée mais ce sont la diversité et la complexité des pathologies qui en font un véritable défi. Une  initiative de Mario Chalhoub et Mériadec Gaignard, tous deux pharmaciens et co-fondateurs de l’agence Stetoo, contribue à répondre à ce challenge :  InnovHer est le plus grand hackathon européen dédié à l’innovation en santé des femmes !

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LES ESPRITS LIBRES 

Interview de Bertrand HAGENMÜLLER

 

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PREVENTION EN MOUVEMENT : 

De l’ombre à la lumière, de la sensibilisation à l’action, un enjeu collectif gagnant pour les systèmes de santé.

Un article proposé par Evelyne KRATZ, Stratégie et Innovation en Santé

 

ZOOM SUR ...

Marie Passavant est la directrice des trois EHPAD du centre hospitalier de Roubaix depuis 8 ans. Les trois établissements représentent 384 personnes accueillies, un service USLD (Unité de Soins Longue Durée), une unité de vie Alzheimer et Maladies apparentées avec des troubles du comportement modérés, et une unité de vie Alzheimer et maladies apparentées avec des troubles du comportement sévères.

Quelles sont vos principales difficultés dans l’accueil des patients dans ces unités dédiées ? 

L’unité Alzheimer avec des troubles du comportement sévères est labellisée et financée par l’ARS, pour son fonctionnement avec des effectifs supplémentaires.

En revanche l’unité de vie Alzheimer avec des troubles du comportement modérés, bien qu’elle dispose d’un aménagement adapté et clos, d’un personnel volontaire pour gérer ce type de patients, ne bénéficie pas de subvention ni d’effectif supplémentaire : ce dont nous aurions besoin pour une meilleure prise en charge des patients.

Nous recevons également dans ces unités des patients avec des troubles psychiatriques, ou des comportements d’addiction, qui ne correspondent normalement pas aux profils pour lesquels ces unités ont été créés. L’accompagnement proposé est le même et tout à fait adapté, mais nous sommes sur des patients plus jeunes et physiquement plus forts : cela peut parfois devenir un danger pour les équipes et les autres patients.

Parlez-nous de la prise en charge des patients Alzheimer dans vos unités…

Nous sommes très sensibles aux approches non médicamenteuses pour nos patients.

Nous avons mis en place des sessions de médiation animale, avec l’achat d’un chien et le détachement d’un de nos soignants sur 20% de son temps de travail pour effectuer les visites. 

Nous avons également financé la formation d’une de nos soignantes à la sophrologie pour proposer des sessions aux patients de nos résidences.

Notre personnel dispose également de chariots d’activités et de snozolen pour stimuler les sens et capacités cognitives de nos patients.

Des freins à ces activités ?

Oui le temps !

Le temps humain pour réaliser les activités en plus des soins : nous devons faire des choix et priorisons le bien-être de nos résidents en prenant le temps nécessaire aux toilettes, aux repas, à l’accompagnement du quotidien. Le public des EHPAD change et les résidents entrants arrivent plus tard et plus dépendants.

Par exemple, nous avons longtemps été abonnés à une solution de réalité virtuelle mais cela prenait beaucoup de temps au personnel soignant : d’abord pour l’installation matérielle mais aussi pour la gestion de l’émotion. 

Bénéficiez-vous d’aide pour vos activités ?

Nous avons des budgets alloués à l’année par l’ARS et le département pour le fonctionnement des établissements : nous présentons notre budget prévisionnel et la répartition comme le ferait une entreprise.

Il existe également de nombreux appels à projets proposés par l’ARS, la fondation des hôpitaux, la caisse nationale de retraite. 

Nous avons des possibilités de crédits non reconductibles.

Mais là encore, le principal frein est le temps humain, car les dossiers sont assez longs à monter : lourdeur administrative pour des aides très ponctuelles.

Pour vous, quelle serait la solution ?

Il faudrait une évolution.

Nous sommes dans une priorité pour le maintien à domicile : ce qui est une très bonne chose mais cela veut dire aussi que le public arrivant en EHPAD est plus dépendant, avec des troubles plus importants.

Face à cela les grilles de calculs n’ont pas évolué.

Nous attendions beaucoup de la loi Grand Age qui n’est jamais arrivée.

Les priorités gouvernementales suivent en général les sensibilités du Grand Public et malheureusement le bien vieillir n’est pas une priorité.

On espère vraiment de nouvelles priorités du gouvernement et la prise en compte du Grand Age et du bien vieillir.

Quel est le principal apport du numérique pour vos établissements ?

Le numérique nous apporte énormément : d’abord dans le suivi des dossiers avec la centralisation des informations.

Nous avons un outil de partage sur l’ensemble du centre hospitalier : tous les services ont accès au dossier médical. Nous avons également un espace dédié au suivi médico-social pour un projet d’accompagnement personnalisé.

Nous avons des bornes interactives et des robots pour l’accueil.

Après il y a aussi beaucoup d’avenir, nous avons testé beaucoup d’outils dont les fonctionnalités nous intéressent vraiment mais qui nécessitent encore des perfectionnements et plus de précision avant une utilisation en EHPAD comme la géolocalisation ou la domotique en chambre.

« Perception des femmes sur leur santé » - Étude N°2400672 par le Collectif Femmes de Santé et l’Institut du sondage Consommer Science & Analytics.

Perception des femmes sur leur santé, l’aiguille du baromètre oscille entre héritages et préoccupations

Dans sa volonté de co-construction d’une santé durable, équitable et égalitaire le Collectif « Femmes de santé », a récemment présenté les résultats de son 2ème baromètre concernant « La perception des femmes sur leur santé ». Réalisée sur 1 008 femmes de plus de 18 ans, à travers un questionnaire auto-administré conçu par l’institut du sondage CSA (Consommer Science & Analytics), cette étude avait pour objectif de recueillir les perceptions autour de 3 thématiques de santé féminine : les priorités accordées à la santé, les états de santé, et la perception de la prise en charge. Rassurants ou surprenants les grands constats du baromètre sont les suivants :

La santé des femmes n’est pas en tête de leurs priorités

Plus de 61 % des femmes interrogées déclarent avoir un problème de santé. Parmi elles, une sur trois souffre d’une maladie chronique et une proportion équivalente souffre de plusieurs pathologies. Cependant, la santé des répondantes arrive en 3ème position des sujets prioritaires, après la famille et la santé de l’entourage. Ce constat d’héritage social, n’étonne plus, mais il inquiète. Puisqu’il pose la question du poids de cette perception, sur le niveau de prise en charge des pathologies connues, mais aussi sur les délais de soumission à un éventuel diagnostic avec tous les préjudices que cela suggère.

Le travail n’est pas la sphère la plus favorable à la santé féminine

Comme dans le Baromètre de 2023, le travail est perçu comme étant le sujet le moins prioritaire pour les femmes interrogées. Par ailleurs, le travail n’est pas perçu comme un contexte favorable pour prendre soin de sa santé puisque 55 % du panel trouvent que leur entreprise n’agit pas en matière de prévention de la santé au travail ; la grande majorité ne trouve pas en leur employeur une ressource pour s’informer sur leur santé, et les répondantes notent à 6,3/10 leur niveau de préoccupation quant aux conséquences que leur travail a sur leur santé physique et psychologique.

De plus, il apparait qu’en plus de ne pas favoriser une bonne santé, le travail vient complexifier la gestion d’autres versants du qutodien. Puisqu’on observe que la conciliation entre la maternité et le travail est perçue comme difficile pour 71 % des femmes questionnées. Ce qui participe probablement à maintenir le travail en bas de l’échelle des priorités des femmes.

Des ressources lacunaires

70 % du panel considèrent que leur état de santé a des conséquences sur leur vie en général en particulier sur l’activité physique, la santé mentale, et la vie quotidienne. Un quart du panel se dit insatisfait de la prise en charge de leur santé, et pour cause, 25 % des femmes sondées trouvent qu’elles n’ont pas accès aux ressources médicales suffisantes pour être en bonne santé, soit 5 points de plus qu’en 2023 !

 

De manière intéressante, on observe que les jeunes femmes actives de l’échantillon considèrent que les professionnels de santé, leurs proches, les associations de patients et leur employeur sont des acteurs bien placés pour les informer sur leur santé. Tandis que pour les femmes dans des intervalles d’âge supérieurs, les professionnels de santé sont très majoritairement perçus comme étant les mieux placés pour les informer. Cependant, ce résultat se heurte au manque de professionnels de santé et aux déserts médicaux, perçus par les femmes interrogées comme ayant un impact très important sur leur santé.

Dans le contexte de pénurie de couverture médicale territoriale que vit la France, les plus jeunes sont plus à même de diversifier leurs sources d’information. Peut-on attribuer cet enclin aux modes de consommations de l’information des plus jeunes, plus diversifiés plus personnalisés ? Ou à l’exigence ou encore au poids des habitudes des plus âgés ?

Se pose également la question du manque de visibilité et d’accessibilité de certains acteurs de santé, tels que les associations de patients ou les structures du service de santé public sans un rôle d’information et de prévention ?

Quoi qu’il en soit, il semble important que les différents acteurs de santé s’emparent de cette problématique.

Conclusion

Ce Baromètre révèle que la prise en charge de la santé féminine est conditionnée par la posture de gestionnaire que les femmes ont encore très souvent au sein de leurs proches et de leurs familles, reléguant la gestion de leur propre santé au second plan.

Le travail pouvant parfois complexifier la gestion de ces aspects prioritaires et être perçu comme un contexte peu favorable à une bonne santé est quant à lui à en dernière place des priorités.

Malgré les responsabilités multiples qui leur incombent, les femmes restent conscientes de leurs besoins en santé, mais aussi demandeuses de ressources au sein du système de santé et de la société de manière à disposer d’outils plus adaptés à la réalité de leur condition.